La médecine thermale s’est imposée comme un acteur de la santé grâce aux propriétés uniques de ses eaux et de ses boues. Si une fraction des frais liés à la cure est prise en charge par la Sécurité sociale, la plus grande partie reste à la charge du curiste.
Explications
Pour un curiste, le coût net moyen d’une cure est de l’ordre de 1 100 euros. Une partie du coût des soins et, en règle générale, la totalité des frais de transport et d’hébergement, échoient au patient. Un coût non négligeable, qui doit nécessairement être anticipé par le curiste avant le départ en cure.
Dans le détail, les soins thermaux, prescrits par le médecin, représentent un coût de l’ordre de 600 euros. Environ 400 euros sont pris en charge par la Sécurité sociale et les 200 euros restants sont à la charge du curiste. Souvent, les mutuelles prennent en charge une partie de cette somme, mais chaque curiste doit se renseigner auprès de sa complémentaire santé car il n’y a rien de systématique.
Nourris et logés, les curistes ?
C’est au curiste de trouver et de financer son hébergement. En effet, 90 % des curistes ne sont pas logés et doivent choisir une formule marchande, en privilégiant une location de meublé (1 sur 4), le camping (1 sur 5), les résidences de tourisme ou studio hôtel (1 sur 5) ou l’hôtel (1 sur 5). Les curistes ont identifié trois facteurs privilégiés qui président au choix de leur hébergement, au premier rang desquels la proximité de l’établissement thermal, suivi par le confort, le prix et surtout le rapport qualité / prix. À cela s’ajoutent les frais de restauration qui représentent une dépense obligatoire pour le curiste. Selon une étude publiée par l’Observatoire Économique du Thermalisme, 3 curistes sur 4 se rendent au restaurant au moins une fois pendant leur cure, aussi bien dans la station thermale que lors d’une excursion. Beaucoup ont recours à des formules traiteurs à emporter pour le quotidien de leur alimentation.
Ainsi, la moitié des hôtels-restaurants et des résidences de tourisme dépendent à plus de 75 % du thermalisme.

Que font les curistes en dehors de la cure ?
Après les soins, les activités essentielles sont pour la plupart le repos et la récupération.
L’étude menée dans les Landes en 2010 par l’Observatoire Économique du Thermalisme montre que plus de 40 % des curistes pratiquent la promenade tous les jours. Près de la moitié des curistes font du shopping une fois par semaine. Et, contrairement à certaines idées reçues, ils sont beaucoup moins friands que leurs amis touristes des activités ludiques comme le casino (seulement 5 % y vont et guère plus d’une fois par semaine) ou les spectacles, les 2/3 n’y allant jamais durant leur cure.
Ainsi, hors soins, la cure représente un coût moyen de 920 euros pour le patient, ce qui correspond aux frais annexes (trajet, hébergement, déplacements sur place et loisirs). Un budget conséquent qui doit être connu et anticipé par le curiste avant le départ.
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