On dénombre en France 1 200 sources thermales ayant reçu une autorisation d’exploitation du Ministère de la Santé. Réparties dans les différentes stations thermales, elles sont situées à 95 % dans des régions montagneuses (Vosges, Jura, Alpes, Pyrénées, Massif Central…). La médecine thermale a appris à utiliser les bienfaits de ces eaux de diverses manières (douches, inhalation de gaz, enveloppement de boue…), mais s’en sert aussi de la plus simple des façons : la cure de boisson. Attention toutefois, ces eaux sont à consommer sous surveillance médicale !
Principe de la cure hydropinique
La consommation d’eau minérale naturelle fait partie intégrante des soins en cure thermale.
La prescription se fait par le médecin thermal, comme pour les autres soins.
L’eau est administrée comme un véritable médicament : le moment de l’administration est précisé, tout comme la quantité précise (le curiste est d’ailleurs équipé d’un verre gradué, qu’il transporte avec lui pour suivre son traitement).
L’eau est consommée dans la buvette thermale, ou peut être livrée sur le lieu de résidence du curiste si les modalités de prise définies par le médecin thermal le justifient, et si ce traitement est proposé par l’établissement.
La cure de boisson, en fonction
de la nature de l’eau et de la quantité consommée, aura pour effet d’agir sur:
- la mobilité du tube digestif (amélioration de la constipation chronique…) ;
- la fonction gastrique (accroissement de la sécrétion et de la vidange gastrique sans modi cation
- de qualité du mucus, diminution de la vidange vésiculaire…) ;
- la composition chimique des urines ;
- le volume de diurèse ;
- la prévention de certaines lithiases (oxalo-acétiques et uratiques) ;
- la prévention de certaines carences (calcium – notamment pour les intolérants aux lactose) ;
- l’impression de satiété.
Le parc thermal français c’est :
– 770 sources d’eau minérale naturelle répertoriées ;
– 400 sources exploitées par les établissements thermaux
et/ou à des fins d’embouteillage ;
– 1er patrimoine hydrominéral européen.
À chaque région ses eaux thermales caractéristiques

Service médical rendu : des premiers pas encourageants
En 2007, un essai clinique de type séquentiel portant sur 39 patients a mis en évidence une amélioration d’un score global de dyspepsie fonctionnelle suite à l’administration d’une cure de boisson pendant 2 semaines.
La prescription était la suivante : 200 à 300 ml de d’eau sulfatée et bicarbonatée calcique et magnésienne à 33°C.
Une autre étude a montré chez 59 patients observés que l’ingestion d’eau minérale de type carbonaté permettait une augmentation du débit acide de l’estomac et du transit orocæcal.